A. Carlier

Élements biographiques

A. Carlier,  Contes et légendes, par A. Carlier (1865)

“ Ami, la mort est proche, Au repentir j'épargne le reproche. Mais tu l'as dit, tu vécus de larcins; Ton avarice opprima l'innocence; Et quel bienfait jeté dans la balance Fera pour toi pencher l'un des bassins? Dieu de son trône entendit ta prière Prouve-lui donc que ton coeur est sincère, A ce prix seul il pardonne aux humains. Ton âme encore est placée en tes mains. Un orphelin à ta porte mendie. Te souvient-il qu'un jour ta perfidie Le dépouilla du bien de ses aïeux? Rends-les lui tous et je t'emmène aux cieux.
— Je souffre moins; puis-je pas encor vivre? Suis-je si vieux?
”
Source : Gallica

A. Carlier,  Pâquerettes, par M. A. Carlier (1855)

“ Ainsi, le flot des mers succède au flot qui fuit, Agité par le vent qui gémit dans la nuit ; Il court, toujours pressé par un nouvel orage, Déposer, en grondant son écume au rivage. Tels ils vont, se glissant au foyer paternel, Souiller la vierge, au front, d'un baiser criminel. Qu'importe que le fer lâchement assassine, Ou que vers le tombeau la trahison incline ? Qu'importe que l'on tue avec le désespoir ! Devant Dieu, s'il diffère, un crime est-il moins noir ?
Jamais l'humanité si bas n'est descendue !
”
Source : Gallica

A. Carlier,  Contes et légendes, par A. Carlier (1865)

“ Toi tu retenais ton haleine, Et l'herbe frémissait à peine sous tes pas.
Tu cherches la conque marine A qui Prothée un jour confia l'avenir ; Pour toi je l'ai trouvée au fond de la ravine; Tiens, la voici, tu peux l'entretenir; Vois comme elle est blanche et vermeille, Approche-la de ton oreille... Elle t'a dit un mot bien doux, Car tu souris. Quel est-il? — Un époux. Je ne demande, moi, que l'amour d'une femme.
Veux-tu m'aimer? nous aurons d'heureux jouis; Tes vertus en mon coeur feront croître ma flamme.
Les vices seuls ont détruit les amours.
”
Source : Gallica

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