A. Carlier, Contes et légendes, par A. Carlier (1865)
“ Ami, la mort est proche, Au repentir j'épargne le reproche. Mais tu l'as dit, tu vécus de larcins; Ton avarice opprima l'innocence; Et quel bienfait jeté dans la balance Fera pour toi pencher l'un des bassins? Dieu de son trône entendit ta prière Prouve-lui donc que ton coeur est sincère, A ce prix seul il pardonne aux humains. Ton âme encore est placée en tes mains. Un orphelin à ta porte mendie. Te souvient-il qu'un jour ta perfidie Le dépouilla du bien de ses aïeux? Rends-les lui tous et je t'emmène aux cieux. — Je souffre moins; puis-je pas encor vivre? Suis-je si vieux? ”
