Théophile Lodin de Lalaire

Élements biographiques

Théophile Lodin de Lalaire Les victimes : poésies (1838)

Enfant, va respirer la brise des campagnes , Va gravir à pas lents la pente des montagnes, Va chercher près du ciel le trésor d'un air pur :
Surprends , à son lever, l'aurore matinale, Et bois les doux parfums de la fleur virginale, Avant qu'elle ouvre au jour son sein d'or et d'azur.
Quand l'hiver de nos champs aura pétri l'argile, Reviens aux doux plaisirs dont s'enivre la ville, Armé d'un cœur nouveau, d'un œil moins soucieux : Déploie aux jeux du bal ta grâcieuse adresse , Enlace sur le front d'une belle maîtresse L'or pur de l'immortelle et le myrte joyeux.
Source : Gallica

Théophile Lodin de Lalaire Les victimes : poésies (1838)

Dieu juste, Dieu puissant, toi, qui lis dans mon cœur, Qui sais tout, qui vois tout, dont le regard vainqueur,
Pénétrant les replis de l'âme la plus sombre, Y surprend le secret qui se cache dane l'ombre, Hé bien ! suis- je coupable? et pourtant l'échafaud Se dresse. Sauve-moi ! tu le dois, il le faut, Car enfin , tôt ou tard, du sang de l'innocence Il s'élève un long cri contre la Providence.
Et qui, voyant périr le juste gémissant, Ne croirait ton ciel vide et le sort tout puissant ?
Hé ! quoi, si l'homme est faible, ignorant et barbare; S'il croit toucher au but, même alors qu'il s'égare
Source : Gallica

Théophile Lodin de Lalaire Les victimes : poésies (1838)

Il vint partager notre sort : Pour l'accueillir sur cette terre, Il trouva l'ange de la mort.
Byron n'est plus ! au bruit de sa perte soudaine, Pleurez sur la montagne, et pleurez dans la plaine !
Son âme a dévoré la fleur De son éphémère jeunesse; Le lent triomphe de la Grèce Devint un poison pour son cœur.
Byron n'est plus ! au bruit de sa perte soudaine, Pleurez sur la montagne, et pleurez dans la plaine!
Un tombeau de marbre brillant S'élève au fond de ce bocage : Les Grecs y viendront d'âge en âge Aiguiser leur glaive sanglant.
Source : Gallica

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