Auguste de Villiers de L’Isle-Adam

Auguste de Villiers de L’Isle-Adam

Résumé

Portrait de Auguste de Villiers de L’Isle-Adam Auguste de Villiers de L’Isle-Adam Premières poésies 1856-1858

Sous les dômes de fleurs neigeuses, que la brise
Laisse aux feuilles des orangers.
VII
Ou, peut-être, y viendrai-je, — ô barques intrépides ! —
Y chercher, quelque jour, sur les vagues rapides,
Une mort de soldat, digne de ma fierté !
— Race humaine ! Byron te savait bien ingrate...
Il n’en a pas moins su tomber en Spartiate
Sur la terre de liberté.
VIII
Oui, puissé-je expirer ainsi !
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Portrait de Auguste de Villiers de L’Isle-Adam Auguste de Villiers de L’Isle-Adam Premières poésies 1856-1858

« Vivre ou mourir ?» — disait la voix ; — « mais, vieille Terre,
» Qu’importe ? n’es-tu pas vanité sur misère ?
» Le vent glacé qui hurle au creux des noirs chemins,
» Emporte les amours dans l’ombre où vont les rêves,
» Les feuilles des forêts, les flots amers des grèves,
» Et les flots changeants des humains !
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Portrait de Auguste de Villiers de L’Isle-Adam Auguste de Villiers de L’Isle-Adam Premières poésies 1856-1858

Les couples enlacés valsaient, sous les lumières
Des lustres d’or et de cristal.
IV
La valse a ses plaisirs, — surtout en Italie,
Pays de Raphaël, où la Mélancolie
Sous les myrtes promène une ardente langueur,
Où l’on dit que la vierge, en proie aux vagues fièvres,
Ouvre à son jeune amant, quand s’unissent leurs lèvres,
L’écrin parfumé de son cœur.
V
L’amour, c’est l’auréole au front d’or de ces fêtes.
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