Francis Kriesel, Fleurs de crépuscule. Poèmes (1928)
“ Quand, dans le soir, j'entends fuser les sourdes plaintes Des coeurs inapaisés, des amants d'autrefois, Lugubrement pleurer, les nymphes aux abois ; Quand du clocher croulant, enguirlandé de lierre Dont les festons légers sont suspendus aux pierres, J'entends, au loin, le son du pieux angélus Pleurer le souvenir de ceux qui ne sont plus ; Quand, sous mes yeux, je vois fleurir le crépuscule, Je sens grandir, en moi, comme un feu qui me brûle, Un feu doux, inconnu, dont l'étrange douleur Me donne le pouvoir de lire dans mon coeur. ”
