Francis Kriesel

Résumé

Francis Kriesel Fleurs de crépuscule. Poèmes (1928)

Quand, dans le soir, j'entends fuser les sourdes plaintes Des coeurs inapaisés, des amants d'autrefois, Lugubrement pleurer, les nymphes aux abois ;
Quand du clocher croulant, enguirlandé de lierre Dont les festons légers sont suspendus aux pierres, J'entends, au loin, le son du pieux angélus Pleurer le souvenir de ceux qui ne sont plus ;
Quand, sous mes yeux, je vois fleurir le crépuscule,
Je sens grandir, en moi, comme un feu qui me brûle,
Un feu doux, inconnu, dont l'étrange douleur
Me donne le pouvoir de lire dans mon coeur.
Source : Gallica

Francis Kriesel Fleurs de crépuscule. Poèmes (1928)

Crépuscule . . .
Jà, la nuit tombe et la brise caline Caresse les grands arbres du jardin.
L'ombre dort en ce merveilleux Eden, Et, lasses, les roses pourpres s'inclinent.
Dans l'air mauve, flottent des parfums lourds... Des anges d'amour, quelque part, soupirent : On entend comme un bruit de sanglots sourds, Etouffés par le souffle du zéphire...
Silence. Tout est quiétude et langueur ; Partout les ombres se glissent, craintives, Dans les arbres noueux et dans les fleurs Qui s'étalent en corbeilles massives.
Source : Gallica

Francis Kriesel Fleurs de crépuscule. Poèmes (1928)

Vois, le soir a teinté de rose Les nuages de l'horizon ;
Du coeur meurtri des vieilles roses, S'exhale un parfum de poison.
Le lac, moiré de songes, mire Les plus belles fleurs de nos rêves Et, sur son miroir où s'admire Dans cette fin de jour si brêve,
Une colombe immaculée,
Fière de sa robe d'argent,
Voit de nos lèvres emmêlées Frisonner le reflet troublant.
La nature chante son hymne Pour nous, heureuse de l'ivresse Que verse notre amour sublime Dans nos coeurs ivres de tendresse.
1928
J'aimais .
Source : Gallica

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