Paul Cornette De Venancourt

Résumé

Paul Cornette De Venancourt Amour d'un prêtre, poème (1864)

Fuyez loin de mes yeux, pour moi la nuit est noire, Hélas, j'ai tant rêvé, que je n'ose plus croire !
Tout en vous est mensonge et votre éclat trompeur M'arrache de l'ivresse au sommet du bonheur.
Non !.. le bonheur est mort en mon âme flétrie !
Plus d'espoir à mon cœur, le soleil de la vie De son rayon vermeil n'échauffe plus mes sens, L'approche des hivers a glacé mes printemps ; Du nombre des vivants ma vie est retranchée, Près des fleurs embaumées ma fleur est desséchée !
Source : Gallica

Paul Cornette De Venancourt Amour d'un prêtre, poème (1864)

Déjà j'entends frémir les cordes de ma lyre, Et puis, je me rappelle encore en ce moment La noblesse d'un cœur candide et confiant.
Mais à quoi bon chercher dans mes noires pensées, Les sombres souvenirs des tristesses passées; Essayons d'oublier. l'oubli c'est l'horizon Où vient se réfugier chimère, illusion !
A quoi sert de sonder l'amère destinée, La joie est un soupir, l'amour une journée, Un songe douloureux, un pénible fardeau; Le soleil du berceau est l'ombre du tombeau.
Source : Gallica

Paul Cornette De Venancourt Amour d'un prêtre, poème (1864)

Après avoir pleuré une ivresse envolée, Le temps de son voile sur votre âme accablée, Pose son grand manteau, Alors, vous oubliez la folie du mensonge, L'espérance guérie, l'erreur de votre songe, D'un rêve encor plus beau.
Ainsi, l'homme bercé au courant de la vie, Trouve souvent la joie dans la mélancolie, Vivant de l'avenir !
Le présent à ses yeux est la première marche Où dirigeant ses pas il commence la tâche De son ardent désir !
Source : Gallica

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