Louis Richard, Miscellanées, poésies. I. Aspirations et inspirations… (1894)
“ Hélas 1 tandis qu'au ciel nous crions anathème, Tandis que notre voix profère le blasphème, Heureux du jour qui naît et du jour qui finit, Sur la branche fragile où s'abrite son nid, L'oiseau, que le printemps à son banquet convie, Entonne la chanson joyeuse de la vie, Et la rose sourit au rayon de soleil Qui met du miel tout plein son calice vermeil. Car, l'orage passé, l'onde se fait plus pure, Le jour se fait plus beau dans le ciel qui s'azure. - Homme, crois-en la fleur, homme, crois-en l'oiseau : - La mort est un sommeil et la tombe un berceau. ”
