Résumé

Louis Richard Miscellanées, poésies. I. Aspirations et inspirations… (1894)

Hélas 1 tandis qu'au ciel nous crions anathème, Tandis que notre voix profère le blasphème, Heureux du jour qui naît et du jour qui finit, Sur la branche fragile où s'abrite son nid, L'oiseau, que le printemps à son banquet convie, Entonne la chanson joyeuse de la vie, Et la rose sourit au rayon de soleil Qui met du miel tout plein son calice vermeil.
Car, l'orage passé, l'onde se fait plus pure, Le jour se fait plus beau dans le ciel qui s'azure.
- Homme, crois-en la fleur, homme, crois-en l'oiseau : - La mort est un sommeil et la tombe un berceau.
Source : Gallica

Louis Richard Miscellanées, poésies. I. Aspirations et inspirations… (1894)

C'est quand le cœur est jeune et que l'àme est sereine Qu'il faut jouir, de peur que la mort ne surprenne Notre joie et l'arrête à moitié du chemin !
Bien fou qui se promet un heureux lendemain,
Et, demandant au rêve un bonheur éphémère, S'endort en caressant une vaine chimère : Souvent le cauchemar tourmente son sommeil, Et de mortels regrets l'attendent au réveil.
Le rire et les' amours sont faits pour la jeunesse, Mais les mornes ennuis pour la triste vieillesse.
Au printemps est la fleur, à l'automne le fruit; Vienne le triste hiver, c'est le deuil, c'est la nuit.
Source : Gallica

Louis Richard Miscellanées, poésies. I. Aspirations et inspirations… (1894)

Tous, hélas ! au départ, avec même assurance, Tous nous nous écrions : — « En avant ! » L'espérance N'est-elle pas au cœur que fait battre l'amour, Et qui voit dans la vie un éternel beau jour?.
Pour ces enamourés qu'un doux regard enivre, Pour ces fous d'idéal qui ne veulent que vivre, Partout où vont leurs pas, où se tournent leurs yeux, L'horizon est splendide et le ciel radieux !
C'est que l'âme, qu'un chaud rayon d'en haut féconde, L'âme s'ouvre, et le front de lumière s'inonde 1
Source : Gallica

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