Georges de Porto-Riche

Georges de Porto-Riche

Résumé

Portrait de Georges de Porto-Riche Georges de Porto-Riche Pommes d'Ève (1874)

Je puis serrer sa main, notre ivresse endormie, Et je bénis l'amour qui m'a fait une amie.
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A Madame M. D.
Non pas pour sa beauté pensive et solennelle : Son beau corps est moins beau que son âme n'est belle. Je l'aime, car son coeur est noble, est frémissant; Je l'aime, car elle est et de race et de sang! Son âme est comme une onde et limpide et divine : Pour en savoir le fond, il suffit qu'on s'incline.
A MADAME E. 29
L'enfant qui vient jeter des fleurs sur le chemin ; Et ce je ne sais quoi de doux, de plus qu'humain !
Source : Gallica

Portrait de Georges de Porto-Riche Georges de Porto-Riche Pommes d'Ève (1874)

Lisbeth
611 POMMES D'EVE.
Mon ivresse serait de larmes trop suivie !
Je vous offre, si tel le veut votre désir.
Et mon coeur de poète, et mon sang, et ma vie,
Mais ne vous offre pas une heure de plaisir.
29
Non, je n'oublierai plus ma main dans votre main. Vous qui faites rêver d'une amour éternelle, Vous m'offrez un bonheur qui doit mourir demain : Non, je suis trop épris et vous êtes trop belle.
Vous pourrez aisément, après le rendez-vous, Courir à d'autres fleurs, légère et folle abeille; Lorsque j'aurai touché votre lèvre vermeille, Moi, je ne pourrai plus aimer d'autre que vous !
Source : Gallica

Portrait de Georges de Porto-Riche Georges de Porto-Riche Pommes d'Ève (1874)

Le ver luisant scintille, enfant, ferme les yeux! Le ver rampe dans l'herbe ainsi qu'une étincelle. L'enfant regarde, et suit l'insecte radieux".
Ils entrent dans le bois sous les arbres en voûte. L'obscurité s'étend ; des cieux l'étoile a fui ; Mais le ver qui flamboie illumine la route : L'enfant est sous le charme et ne voit plus que lui.
Source : Gallica

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