Alexandre Ducros

Résumé

Alexandre Ducros Caresses d'antan, 1847-1896... (1896)

Mon printemps, c'est ma bien-aimée, Son souffle est ma brise embaumée, Et son regard est mon soleil!
1853
Irma
Dors, moi je suis à tes côtés, mon ange, Où j'attendrais l'heure de ton réveil. Dors, calme et douce et que rien ne dérange, Le songe heureux qui berce ton sommeil!
Dors, le réveil c'est la sombre tristesse, Où notre coeur se débat affaibli! Dors, le sommeil c'est la main qui caresse, Et sur nos maux répand un peu d'oubli!
Dors, tu le sais, cette terre où nous sommes, Aride champ qu'on arrose de pleurs, Produit la ronce où se heurtent les hommes...
Source : Gallica

Alexandre Ducros Caresses d'antan, 1847-1896... (1896)

L'amour ? Eh! que t'importe à toi l'amour ? Pauvre ange ! Ton coeur en possède un, un qui jamais ne change, Un amour que du ciel Dieu bénit chaque jour.
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Tu le chéris, enfant, et lui seul fait ta joie. Sur un être adoré tout ton coeur le déploie... N'est-ce pas, que ta mère est ton unique amour ?
De ton chaste ruban la couleur virginale, Chère enfant, nous le dit, et l'aube matinale A moins de pureté, moins de calme profond Que tes jours oubliés dans cette paix obscure, Et, par ton beau ruban, angélique parure, L'image de ton coeur se reflète à ton front.
Source : Gallica

Alexandre Ducros Caresses d'antan, 1847-1896... (1896)

L'amour divin planait sur la terre et la mer.
Le soleil se levait et l'oiseau fendait l'air, L'insecte bourdonnait paisiblement dans l'herbe, Et, seule, ainsi chantait la jeune fille Serbe :
« Dieu tout puissant ! ta voix commande au flot amer. Est-il rien de plus vaste, oh ! dites ! que la mer ? Est-il rien de plus grand, oh ! dites ! que la terre ? De plus rapide et sûr que le fougueux cheval? Est-il rien de plus doux que le miel dans le val ? Est-il rien de plus cher, oh ! dites ! que le frère ? »
Source : Gallica

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