Georges Eekhoud,
Myrtes & cyprès
(1877)
“ En ce siècle, où le penseur nie, Il croit, lui, paisible rêveur. Au vieillard à la main tremblante, Aux orphelins persécutés, A l'indigent qui se lamente, A l'ouvrier de nos cités, A tout ce qui souffre et l'implore, Au captif qu'on prive du jour, Il répond, lui, l'écho sonore, Bénissant par un chant d'amour. Et, s'il faut même qu'il ajoute A sa lyre, doux instrument, La corde d'airain qu'on écoute Comme le tocsin alarmant, Pour punir l'injuste et l'infâme, Il le fera sans transiger, Myrtes et Cyprès. ”
