Louis Marius Astouin,
Gerbes d'épis, poésies, par Louis Astouin
(1853)
“ La terre où l'homme en vain cherche la liberté, Le temps qui couche tout sous sa faux meurtrière, La mort qui des humains disperse la poussière, Et la gloire promise à l'immortalité ; Tout cela n'a-t-il pas sa vague poésie? Quand de tous ces objets la pensée est saisie ; Quand l'âme va cherchant sur l'aile des désirs, L'invisible secret qui lie à toutes choses ; Des fleurs de la pensée et du parfum des roses, Quel être n'a jamais embaumé ses loisirs? Tout homme sait sentir : tout corps a besoin d'être ! L'âme ne reconnaît que Dieu seul pour son maître ! ”
