Résumé

Portrait de Louis Marius Astouin Louis Marius Astouin Gerbes d'épis, poésies, par Louis Astouin (1853)

La terre où l'homme en vain cherche la liberté, Le temps qui couche tout sous sa faux meurtrière, La mort qui des humains disperse la poussière, Et la gloire promise à l'immortalité ;
Tout cela n'a-t-il pas sa vague poésie? Quand de tous ces objets la pensée est saisie ; Quand l'âme va cherchant sur l'aile des désirs, L'invisible secret qui lie à toutes choses ; Des fleurs de la pensée et du parfum des roses, Quel être n'a jamais embaumé ses loisirs?
Tout homme sait sentir : tout corps a besoin d'être ! L'âme ne reconnaît que Dieu seul pour son maître !
Source : Gallica

Portrait de Louis Marius Astouin Louis Marius Astouin Gerbes d'épis, poésies, par Louis Astouin (1853)

Pour mon esprit, le monde était une prison; Un ciel sombre, borné par un double horizon , Semblait ensevelir dans un noir mausolée, Mes jours sans avenir, mon âme désolée : « Pleure, pauvre captif, » me disais-je souvent. « Au culte du vrai bien, ouvre ton coeur fervent. « L'auréole de feu qui couronne ta tête, « A transformé ton âme en âme de poète ; « La gloire et la douleur s'incarneront en toi, « Car un jour tu seras l'élu du peuple roi ! »
Source : Gallica

Portrait de Louis Marius Astouin Louis Marius Astouin Gerbes d'épis, poésies, par Louis Astouin (1853)

Aussi, lorsqu'on est loin de ses jeunes amours, Lorsqu'on pleure, captif sur la terre étrangère, Son berceau , son soleil, sa chaumière, sa mère, La patrie est un ciel qu'on regrette toujours !
On aime a rappeler à ses yeux pleins de larmes Les beaux lieux où volage on allait folâtrer ; On est heureux alors de s'enivrer des charmes Qu'enfant, au fond des bois on allait savourer. Le plus petit objet qui parle de patrie, En reportant les coeurs vers l'enfance des jours, Fait couler de nos yeux une larme bénie ; La patrie est un sol que l'on pleure toujours.
Source : Gallica

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