Timothée Paret, L'Ame vibrante, poèmes. 2e édition (1929)
“ Je dépose à tes pieds, en offrande, ma lyre. Ma lyre, c'est tout moi : mon esprit et mon coeur. Puisque je t'appartiens, je peux bien te le dire : Je rends grâce à l'amour qui te fit mon vainqueur ! C'est par lui que je sus qu'en moi la poésie, Telle, en un sanctuaire, une lampe, veillait... Ce don si précieux m'a servi d'ambroisie, Et les chants ont bercé mon coeur trop inquiet. En me donnant ta main, tu m'as ouvert ton âme, Urne d'où s'épandront des parfums sur mes jours ; Ce qu'en retour de ce présent ton coeur réclame Est bien peu... C'est pourquoi je te devrai toujours. ”
