Résumé

Timothée Paret L'Ame vibrante, poèmes. 2e édition (1929)

Je dépose à tes pieds, en offrande, ma lyre.
Ma lyre, c'est tout moi : mon esprit et mon coeur. Puisque je t'appartiens, je peux bien te le dire : Je rends grâce à l'amour qui te fit mon vainqueur !
C'est par lui que je sus qu'en moi la poésie,
Telle, en un sanctuaire, une lampe, veillait... Ce don si précieux m'a servi d'ambroisie,
Et les chants ont bercé mon coeur trop inquiet.
En me donnant ta main, tu m'as ouvert ton âme, Urne d'où s'épandront des parfums sur mes jours ; Ce qu'en retour de ce présent ton coeur réclame Est bien peu... C'est pourquoi je te devrai toujours.
Source : Gallica

Timothée Paret L'Ame vibrante, poèmes. 2e édition (1929)

Le ciel est gris. Il pleut incessamment ; En l'atmosphère flotte une tristesse immense : Le vent gémit, sanglote ; et l'onde, à ce moment, Se teint, comme le ciel, d'une grisaille intense.
Il pleut. La mer est grise. Un sombre goéland Arrive avec lenteur ; mais le vent qui persiste Le prend, l'emporte au loin, de son souffle cinglant... Comme le ciel, comme la mer, mon coeur est triste.
Il pleut. Mon âme est grise et triste infiniment : Amant de la nature, avec elle je pleure ; Sa splendeur fait ma joie ; et son deuil, mon tourment. Il pleut. L'ennui s'accroît en mon être, à chaque heure.
Source : Gallica

Timothée Paret L'Ame vibrante, poèmes. 2e édition (1929)

Du charme et de l'éclat de ses dix-huit printemps !...
Puis, pour se reposer, elle s'assit longtemps.
Maxan lui murmurait, en notes gracieuses,
Des paroles d'amour, douces et savoureuses,
Quand un prélude de leur rêve les tira :
A Janine, pour une molle mazurka.
Maxan tendit sa main... Au rythme de la danse,
Il fit à l'adorée, enfin, sa confidence...
Les sons harmonieux avaient grisé son coeur
Et l'avaient imprégné d'une invincible ardeur.
Il lui chanta tout bas l'expression suprême ;
Oh ! il croyait rêver quand il lui dit : « Je t'aime ! »
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature