Paul Déroulède,
Heures de mélancolie. 1886-1890…
(1891)
“ Le mot dont l'harmonie est tendre, Le mot que nous brûlons d'entendre : Aimer... Mot renfermant tout un mystère... L'amoureux le dit solitaire Au coeur qu'il ne saurait calmer ; Si ce mot chante l'allégresse, Souvent que contient de tristesse, Aimer. Ce mot n'est pas une chimère : C'est le premier qu'apprend la mère Au fils que Dieu vient d'animer De la raison, flamme divine... Dans tous les yeux l'enfant devine, Aimer. Aimer !... chanson toujours nouvelle... L'amour au coeur de mainte belle, Tout être aimant peut l'allumer ; La vierge n'ose le décrire, En lisant dans chaque sourire, Aimer. ”
