Abel Royère, L'Allée solitaire, sonnets et poèmes (1929)
“ La ramure superbe, aux doux souffles de l'air, Se balançait, berçant les nids sous le Ciel clair, Et l'ivresse emplissait mon âme émerveillée I Les oiseaux s'éveillant, chantaient sous la feuillée, Les papillons volaient en tabulant essaim, Dieu bénissait la terre et fécondait son sein ! III L'aube est claire, un frisson passe sur la forêt, On entend des chansons d'oiseaux dans la ramure ; Le long de la prairie, un flot roule et murmure, Le fleuve resplendit : le soleil apparaît ! ”
