Eugène Manuel,
Mélanges en prose, publiés avec une introduction par Albert Cahen…
(1905)
“ Grâce à cet amour de jeunesse, si vivant et pourtant si voilé, Brizeux, au milieu de Paris ou au cours de ses voyages, redevient breton pour rester fidèle à son inspiration première. On aurait dit que l'enfant aimée, transfigurée sans le vouloir, sans le savoir, — car elle ne lut jamais le poème qui vit par elle, — rappelait sans cesse le poète, aux heures sombres de la vie, vers la lande natale ; ce nom, c'était le talisman du barde, l'unité même de son oeuvre, le point le plus lumineux de sa poésie. Par un secret échange, Marie lui donnait l'inspiration : il lui rendait l'immortalité. ”

