M. Gustave Geffroy

Élements biographiques

M. Gustave Geffroy Le Tour du monde

Tout a une fin, d’ailleurs, et même en Bretagne la pluie cesse. C’est alors, comme par le chemin qui conduit à Crozon, un beau paysage frais et lavé, et tout ce qui annonce l’approche de l’océan, les sentiers de sable blanc, les herbes sèches, les petits pavots bleus, les traînées de goémon. Le bourg est sur la hauteur des maisons encadrant régulièrement une grande place plantée d’arbres. Le sol aux alentours est à peu près inculte, on ne voit guère, dans le paysage dénudé, que des moulins à vent qui tournent, ce qui suppose tout de même blé de froment, blé noir, seigle ou orge.
Source : Wikisource

M. Gustave Geffroy Le Tour du monde

Je vois bien l’espace lumineux, le grand ciel, la verdure, et le premier plan découpé par les maisons et l’église, où une messe se termine devant les fidèles du dedans et ceux du dehors, à genoux devant le porche. Mais la vision est confuse, le paysage fait ici le fond d’un tableau vivant qui prend toute mon attention. La foule emplit la route à flanc de coteau et toutes les rues qui descendent vers le champ de foire. De la hauteur où je suis, j’aperçois ce champ de foire tout grouillant de gens et de bêtes, si débordant que l’on peut croire impossible d’y pénétrer.
Source : Wikisource

M. Gustave Geffroy Le Tour du monde

Quand on arrive à Brest par la gare du chemin de fer, que l’on a traversé la ligne à redans et courtines des remparts, que l’on a franchi la haute porte à pont-levis, que l’on marche sur les trottoirs étroits, au long des maisons, des édifices d’un gris sombre, il est impossible que le charme du voyage ne soit pas, à cet instant, rompu, que l’on ne se souvienne pas avec regret de la beauté solitaire des paysages d’arbres et de collines, de la saveur de la mer, de la gaieté des flots étincelants dans le soleil.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature