Hugues Le Roux

Hugues Le Roux

Au Sahara (1891)

Résumé

Portrait de Hugues Le Roux Hugues Le Roux,  Au Sahara (1891)

“ La métropole n’envoie presque rien par la route du M’zab à sa colonie du Sud.
Le marché de Ghardaïa est installé assez haut dans la ville, sur une grande place entourée de galeries. On étale à terre les graines, les charges de bois, les dattes, les laines, les tapis, les burnous, les haïks, le raisin et les pastèques, les tas de crottin de chameau séché pour le chauffage, les armes et les poteries du désert, entre les jambes des méhara et des ânes touaregs, splendides, hauts sur pattes, robés de gris, avec une croix très apparente, d’un beau noir, posée sur les épaules.
”
Source : Gutenberg

Portrait de Hugues Le Roux Hugues Le Roux,  Au Sahara (1891)

“ A nos pieds, sous le clair de lune, l’immense plaine s’étale comme un lac pâle où l’oasis masse des taches sombres, où le chott de sel reluit en plaque d’acier. A droite, c’est la route du pays touareg. De ce côté, un formidable piédestal de rochers, surgi du sable, semble attendre quelque statue démesurée.
Nous restons là à regarder dans le vide, un long temps, silencieux ; puis Brahim, qui jamais n’est sorti du Sahara, désigne la plaine d’un geste d’enthousiasme et il s’écrie :
— Ouargla ! Il n’y a rien de plus beau dans le monde !
”
Source : Gutenberg

Portrait de Hugues Le Roux Hugues Le Roux,  Au Sahara (1891)

“ Le sourire d'Ouargla c'est sa Pépinière. Nous montons à cheval pour lui rendre visite. J'éprouve d'avance à songer que je vais enfin voir des cultures de chez nous, autant de joie que me procure parmi tous ces visages noir la rencontre d'une face de blanc. Le galop de nos bêtes sur la terre sèche fait fuir de tous côtés les lézards. Les chevaux vont vite. Ils flairent l'eau. Car c'est avec l'eau qu'on a fait ce miracle de légumes et d'arbrisseaux, poussant dans le sable, si près de l'aridité terrible d'une plaine de sel. ”
Source : Gallica

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