Résumé

Kiva En Algérie, souvenirs (1894)

Les Arabes, dressés sur leurs étriers, font le rïech, mouvement qui consiste à prendre le pan de son burnous et à l'agiter d'arrière en avant, ce qui signifie ralliement, véritable télégraphie qui se transmet au loin et est comprise dans tout le désert.
Nos chasseurs arrivent, mourant de soif. Jusqu'au djebel bou Krachba, il n'y a pas une goutte d'eau : c'est le pays de la soif, le bled el ateuch. Les chevaux, souillés de sueur, secouent leurs harnachements, ceux des caïds, tout brodés d'or et de soie aux vives couleurs, sont magnifiques.
Source : Gallica

Kiva En Algérie, souvenirs (1894)

C'est un couple de gazelles (rozlan) qui fuit à l'horizon serré de près par les lévriers (slag) . Le slougi est un chien magnifique et les Arabes le traitent comme un animal noble. Sa vitesse est grande et le lièvre ne peut l'éviter que grâce à des crochets ; malheureusement, il n'a point de nez et ne chasse qu'à vue.
Les cavaliers, lancés à fond de train, poussent des hourras, déchargent leurs armes et disparaissent derrière les mouvements du terrain. C'est une furia inouïe qui les emporte serrés les uns contre les autres au milieu de la poussière et de la fumée.
Source : Gallica

Kiva En Algérie, souvenirs (1894)

Je pars donc pour Méchéria, où je rejoindrai le chemin de fer qui doit me ramener à Oran. Mon guide, un Trafi, un ex-dissident, me gratifie de l'appellation de sidi, qui veut dire chef, maître, seigneur. On donne à un taleb, un savant, le titre de si, qui correspond à notre mot sieur. Un homme de haute condition s'appelle sidi. Dans les tribus de marabouts, tout le monde a le titre de si ; le chef seul et ses parents sont nommés sidi.
Un esclave appelle son maître, quel qu'il soit, sidi, seigneur ; ce titre est donné par le fils à son père, la femme à son mari.
Source : Gallica

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