Théodore Pavie,
Revue des Deux Mondes
“ Le guépard s’est vite orienté ; il a flairé les timides animaux ramenés autour de lui ; cauteleux et agile, il saute ; doucement à bas du chariot et se faufile, en s’allongeant à la manière du chat, derrière un monticule, dans un buisson, sans être aperçu de la bête qu’il guette. Dès que la gazelle passe à sa portée, il s’élance et l’atteint d’un bond ; alors survient le gardien, qui cherche à lui faire lâcher prise. Le guépard refuse d’abord d’abandonner sa proie, il faut que le gardien enfonce un couteau dans le cou de la gazelle et humecte de sang chaud la gueule de l’animal carnassier ”
