Léon Lafaye

Élements biographiques

Léon Lafaye Question d'Afrique, au mois de décembre 1843… (1843)

L'armée a toujours été sublime en Afrique. Tous nos soldats sont des héros. Quand l'ennemi s'est montré, non pas comme un fluide insaisissable, mais visible, mais possible à atteindre, il a été battu. A-t-il fallu emporter une position, aussi abrupte qu'elle fût, nos étendards y ont flotté bientôt. — Ce ciel d'airain, ces rosés de la nuit qui versent la fièvre mortelle, le plomb et le yatagan arabes, rien n'a arrêté nos soldats. Et pourtant, les Arabes, comme cette roche de Sysiphe, sont toujours revenus rouler sur nous!
Source : Gallica

Léon Lafaye Question d'Afrique, au mois de décembre 1843… (1843)

Notre sénat français n'aurait-il pas dans son sein quelques descendans de ces mauvais brouillons? Que le ciel nous en préserve!
La guerre donc, toujours, mais sage, mais modérée, mais habile, mais patriotique, comme la fait le maréchal Bugeaud!
Il n'y a plus en Afrique qu'un seul ennemi redoutable, et qu'il faut poursuivre sans pitié, sans relâche ; car, semblable à la boule de neige qui roule du haut des montagnes, et qui se grossit de toute la neige qu'elle étreint en se précipitant, cet ennemi se grossirait aussi de tous les Arabes qu'il toucherait dans sa route vagabonde et désespérée.
Source : Gallica

Léon Lafaye Question d'Afrique, au mois de décembre 1843… (1843)

Sous le système responsable et par le gouvernement de la France, l'Afrique m'apparaît comme un arbre splendide, couvert des plus beaux fruits, inondé des plus belles fleurs, des feuilles les plus vertes : à ceux-ci les feuilles, à ceux-là les fleurs, à tous quelques bons fruits. — Sous une vice-royauté, l'Algérie n'est plus qu'un cadavre, qu'on pourra peutêtre galvaniser quelque temps, mais qui n'aura jamais qu'une vie artificielle.
Source : Gallica

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