Résumé

Maurice Barr Visites au Jardin zoologique d'acclimatation (1867)

Allons maintenant voir les faisans argentés, et dis-moi, chère Jane, si tu as vu quelque chose de plus distingué que ce velours noir sur ce blanc de neige ! Regarde ces dessins noirs
sur ce blanc si pur : ne dirait-on pas qu'ils sont tracés à l'encre de Chine par une main habile ? C'est le plus bel oiseau de nos basses-cours, et sa beauté n'est pas son seul mérite : sa chair est fine, délicate, estimée, surtout quand elle est un peu.
attendue. Dans les grands dîners de cérémonie, on sert le faisan avec ses plus belles plumes.
Source : Gallica

Maurice Barr Visites au Jardin zoologique d'acclimatation (1867)

Et ce n'est pas là toute la variété des canards, ma chère Jane, il en est encore de plus intéressants : ainsi le tadorne, qui vient là, dont le bec rouge éclatant fait si bien ressortir le plumage blanc et rosé, habite ordinairement le nord de l'Europe et revient avec l'hirondelle au printemps ; car il aime beaucoup à voyager. Quand vient le moment de la ponte, il s'établit dans les dunes sur le bord de la mer; et la cane tadorne, choisissant alors quelque trou, ou le terrier abandonné d'un lapin, dépose une quinzaine d'œufs tout ronds, d'une belle couleur blonde.
Source : Gallica

Maurice Barr Visites au Jardin zoologique d'acclimatation (1867)

Alors elle se met à ronger de fureur l'alvéole contenant le corps le plus avancé de jeune reine pour le massacrer. Une panique, une confusion inexprimable s'empare de toute la ruche : les cellules royales sont détruites par quelques-uns des partisans de la reine, qui courent ensuite aux magasins de miel et de pollen, où ils se gorgent de ces provisions amassées avec tant de soin et de patience. Pendant ce temps, d'autres abeilles sortent de la ruche en bourdonnant clairement audessus, comme si elles faisaient entendre un appel pressant et réitéré.
Source : Gallica

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