Pierre Du Ryer, Le Cléomédon trage-comedie, par P. Du Ryer
“ Croyez-vous que son coeur parle comme sa bouche,Qu'elle puisse approuver ce dessein qui la touche, Et que de sa naissance oubliant la grandeurElle veuille obscurcir sa Royale splendeur ?Non, non, cette Princesse a l'âme mieux placée, Une haute naissance élève la pensée,Et sert d'enseignement aux esprits généreux, Pour ne rien concevoir qui soit indigne d'eux.CRÉON. Mettons le trône à bas, et même à notre honte,Plutôt que de souffrir que cet esclave y monte. Prendre la loi de ceux qui la prenaient de nous,Est le plus grand des maux dont l'on sente les coups. ”
