Résumé

Louis Étienne Le Journal d’une Reine

Le bonheur, voilà ce qui respire, voilà ce qui déborde, non en pages éloquentes, mais en preuves irrécusables, dans le journal de la reine Victoria. Ce bonheur a été suivi de bien des larmes et d’un deuil qui ne finira pas; mais qu’importent les larmes? N’est-ce pas le prix dont se paient les plus profondes jouissances de l’âme? Il faut bien le dire, le bonheur humain se mesure à l’étendue de la douleur qu’il laisse après lui.
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Louis Étienne Le Journal d’une Reine

Dans le temps même où la vie politique était inconnue à la nation, nous n’avions de curiosité que pour le dehors, pour les relations sociales. L’intérieur d’une maison nous paraît indigne de notre attention. Ce n’est pas que le secret du voisin nous trouve plus indifférens que les autres hommes, mais qui prend souci d’un tel secret, s’il n’offre pas d’aliment à la malice? Nous avons toute une littérature de mémoires, une véritable série de chefs-d’œuvre : la vie privée n’y est pas absente, mais à la condition d’être choisie, triée et assaisonnée par le talent.
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Louis Étienne Le Journal d’une Reine

Chaque génération a son idéal, et le nôtre en bien des choses est le comfortable. À cet égard, le journal de la reine sera un jour l’esquisse fidèle de la vie moderne; mais elle y ajoute une pensée plus touchante, celle du bonheur domestique. Ce qu’était Balmoral quand elle le vit pour la première fois, elle nous l’apprend elle-même, un petit château dans le vieux style écossais, une tour pittoresque et un jardin avec un bois sur le devant; mais une forêt couvre la pente par derrière, et descend jusqu’à la rivière de la Dee, et d’admirables montagnes s’élèvent tout autour.
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