Eugénie Casanova, Heures de poésie (1903)
“ Pas même un son confus semblable à quelque choeur Dont nous pourrions noter la dernière harmonie ! Et c'est ainsi toujours, car l'amère ironie Des choses d'ici-bas aime à rester vainqueur, Et des nuits de parfum elle emporte la fleur Avec un soin jaloux, une joie infinie !... L'éphémère d'un soir contient tout un destin, C'est le rêve entrevu quand sonne le festin, C'est la vie enchantée, et puis que sais-je encore ?... C'est tout ce qu'on désire et qu'on n'aura jamais !... Le printemps dure un jour, avec lui s'évapore Le grand songe des nuits aux multiples attraits !... ”
