Maurice Trubert, Rêves et réalités (1895)
“ Puis, soudain, dans mon coeur tout se mêle et s'efface ; Je cherche à ressaisir ce rêve qui me fuit ; Comme un oiseau farouche il s'envole en l'espace ; Sur le parvis désert je suis seul dans la nuit. Heures pleines de charme, heures délicieuses Dont éternellement doit survivre l'attrait, Pour consoler parfois mes heures soucieuses, Je voudrais vous laisser en mon coeur, comme un trait. Ce passé, si charmant par sa vieillesse même, Peut-être adoucirait mes chagrins à venir, Car le Ciel nous sait faire, en sa bonté suprême, Du bonheur le plus court le plus long souvenir. ”
