Résumé

Une Poignée de verges ; par un filleul de Timon

LE CARDINAL, (bas, du Pape.) —Il est adorable.
LE PAPE. — N'est-ce pas ?
LE PRINCE. — Victor-Emmanuel, vous êtes une des erreurs de mon père.
LE ROI. — Ah ! votre père ! Suis-je la cause de toutes les sottises qu'il a faites? du vertige de son orgueil, de sa campagne de Sedan?
LE PRINCE. — Insulte mon père, âme ingrate ; insulte l'homme à qui tu dois la fortune, et sans lequel tu ne serais rien.
LE ROI. — Cesserez-vous ?
LE CARDINAL, (bas.) — Hein, Saint-Père ?
LE PAPE, (bas.) — Il me ravit. Mais la querelle devient trop vive. (Haut) . Avez-vous dîné, mon filleul?
Source : Gallica

Une Poignée de verges ; par un filleul de Timon

L'EMPEREUR. — Sire !
Vous avez dit dans une de vos proclamations : Je fais la guerre à Napoléon, je ne la fais pas à la France. Napoléon est vaincu et il renonce à combattre ; ainsi la guerre est finie.
LE ROI, (à part.) — Est finie !
(Haut.) — Poursuivez, Sire.
L'EMPEREUR. — Dans une heure, la paix peut se faire. N'imposez que des conditions que la France puisse accepter, qui soient dignes d'elle, et je signe.
LE ROI. — Comte de Bismark, Paris ferait-il honneur à la signature de Napoléon?
LE COMTE. — Il est permis d'en douter.
L'EMPEREUR. — Qu'est-ce à dire, monsieur le Comte?
Source : Gallica

Une Poignée de verges ; par un filleul de Timon

LE PRINCE.—Jusqu'à ce qu'il cède, mon parrain.
LE PAPE. — Mon cher enfant, la France n'aime pas les régences,
LE PRINCE.—Les régences! Je suis majeur. La majorité des rois de France était l'âge de quatorze ans; j'en ai seize. Est-ce que je n'aurais pas un guide? Tout à l'heure, mon parrain, vous disiez de maman, et vous jugez si ces paroles ont résonné dans mon coeur, que c'est une pieuse et digne femme. Elle est bien autre chose, ma mère. Elle est une femme supérieure, une intelligence rare. Ce serait une Blanche de Castille.
LE PAPE. — Et vous seriez un saint Louis.
Source : Gallica

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