Résumé

Portrait de Alfred de Falloux Alfred de Falloux Convention du 15 septembre, par M. de Falloux (1864)

Nous touchons désormais aux moments suprêmes, et il faut bien que la conscience chrétienne s'épanche tout entière avant de n'avoir plus qu'à gémir sur des désastres. Quoi! vous avez à peine douze années d'existence, et c'est vous qui déclarez à un gouvernement comptant douze siècles de durée qu'il n'est pas viable! Quoi ! vous vous plaignez de vos conseils méconnus; mais le plus puissant de tous, le conseil de l'exemple, pourquoi donc ne l'avez-vous pas donné? Est-ce que faire briller la liberté en France ne fut pas toujours le meilleur moyen de la faire rayonner sur toute l'Europe....
Source : Gallica

Portrait de Alfred de Falloux Alfred de Falloux Convention du 15 septembre, par M. de Falloux (1864)

Beaucoup de libéraux sont satisfaits, aujourd'hui, d'entendre professer que les catholiques sont indignes de liberté, que c'est la théocratie qui règne à Rome, et la théocratie que nous voudrions imposer à l'univers entier. Mais, patience ! Quand les cléricaux seront mis hors de combat et hors de cause, tout ne sera pas fini, et le tour des autres opinions indépendantes sera venu. Il faut bien l'avouer aussi, les anticléricaux ne tomberont pas seuls dans le piége, et plus d'un catholique a chance de s'y laisser prendre.
Source : Gallica

Portrait de Alfred de Falloux Alfred de Falloux Convention du 15 septembre, par M. de Falloux (1864)

Ce qui blesse et ce qui importune à Rome, c'est l'indépendance morale à sa plus haute puissance et sous sa forme la plus imposante. Quand cette indépendance sera momentanément abattue, ce n'est pas dans l'Église seulement qu'il se fera un grand trouble, c'est dans le monde tout entier, dans le monde des esprits flottants et des âmes irrésolues.
Source : Gallica

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