Résumé

Martens Revue des Deux Mondes

Reconnaître un fait qu’on ne peut changer, ce n’est pas l’approuver, c’est uniquement s’adapter aux circonstances, indépendantes de notre volonté, en empêchant par cela même qu’elles ne deviennent plus dangereuses et nuisibles... La reconnaissance du roi Louis-Philippe Ier ne blesse pas le principe de la légitimité. C’est une usurpation qui le blesse... Quand un fait est accompli, c’est une réalité, qu’on ne peut méconnaître, quel que soit le jugement que l’on porte sur sa nature et celle des causes qui l’ont produit.
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Martens Revue des Deux Mondes

Plus d’une fois, pendant la guerre que Votre Majesté a soutenue avec tant de gloire et de succès, la France a déjoué les combinaisons les plus malveillantes de l’Autriche et de l’Angleterre. Ses trésors et ses soldats nous ont aidés à créer un État dont l’existence est utile à la Russie. C’est au souvenir des bienfaits de l’empereur Alexandre que Votre Majesté doit des services aussi signalés... parce que son esprit plein d’avenir lui faisait sentir qu’aucun équilibre de l’Europe ne serait possible, si la France ne conservait un certain degré de force et de puissance.
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Martens Revue des Deux Mondes

D’après Pozzo, le ministre des Affaires étrangères Sébastiani ne peut inspirer aucune confiance. Personne ne le respecte et ne lui reconnaît des capacités quelconques. Mais il a une haute opinion de lui-même. Sa perfidie est proverbiale, et son astuce n’a pas de bornes. Si l’on prend en considération la faiblesse du Roi, la légèreté d’esprit, la duplicité et la perfidie de quelques-uns des ministres, l’anarchie qui dominait à la Chambre des députés, et l’audace du parti radical, on comprendra facilement le mépris général qui entourait le gouvernement.
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