Résumé

M. Guizot Le Roi Louis-Philippe et l’empereur Nicolas…

Ce roi à qui l’Europe doit tant, est-ce que les Russes qui viennent à Paris lui rendent, à lui, ce qui lui est dû ? est-ce qu’ils vont lui témoigner leur respect ? L’empereur, qui sait si bien quels sont les droits de la majesté royale, pense-t-il qu’un si étrange oubli serve bien cette cause, qui est la sienne ? Croit-il bien soutenir la dignité et la force des idées monarchiques en souffrant que ses sujets ne rendent pas tout ce qu’ils doivent au monarque qui les défend avec le plus de courage et de péril, et au profit de tous ?
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M. Guizot Le Roi Louis-Philippe et l’empereur Nicolas…

M. DE KISSELEF. — Nous aussi nous avons nos susceptibilités. Votre presse, votre tribune, d’autres manifestations encore, nous ont plus d’une fois offensés. Et nous n’avons, nous, point de presse, point de tribune pour repousser ce qui nous offense. Notre manière de manifester nos sentimens, c’est de nous identifier complètement avec l’empereur, de ressentir comme lui tout ce qui s’adresse à lui, de partager ses impressions, ses intentions, de nous y associer intimement. C’est là l’instinct, l’habitude, c’est le patriotisme de notre société, de notre peuple.
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M. Guizot Le Roi Louis-Philippe et l’empereur Nicolas…

À en juger par les apparences, la situation respective des deux souverains restait la même ; au fond, elle était fort changée : l’empereur Nicolas s’était montré embarrassé dans son obstination, et le roi Louis-Philippe ferme dans sa modération. Au lieu de subir en silence une attitude inconvenante, nous en avions hautement témoigné notre sentiment, et nous avions déterminé nous-mêmes la forme et la mesure des relations entre les deux souverains. La dignité était gardée sans que la politique fût compromise.
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