F. de Martens

Résumé

F. de Martens Revue des Deux Mondes

Si la neutralisation danoise était alors un fait accompli, un tel secours serait l’accomplissement d’un devoir et l’affirmation effective d’un droit. Si la neutralité du Danemark était proclamée seulement ad hoc, pour une guerre déjà déclarée, l’assistance d’une puissance protectrice deviendrait un acte politique et une combinaison d’alliance contre l’ennemi commun.
Un petit État qui ne désire que vivre tranquillement et pacifiquement devrait faire tout au monde pour ne pas devenir un jouet de la grande politique internationale, qui écrase plus souvent qu’elle ne fonde.
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F. de Martens Revue des Deux Mondes

Les uns haussent les épaules avec dédain quand on leur parle de la neutralisation d’un État comme contenant pour son intégrité et son indépendance une garantie morale et juridique. La neutralité perpétuelle, disent-ils non sans quelque ironie, c’est la nullité permanente ! Les autres affirment que la neutralisation d’un État est absolument inutile, parce qu’en cas de guerre chaque État a le droit incontestable de se déclarer neutre et de ne pas prendre la moindre part aux hostilités entre États belligérans.
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F. de Martens Revue des Deux Mondes

Le peuple suisse est le meilleur garant de sa neutralité perpétuelle. Le jeu des intérêts politiques pourrait, à un moment donné, aider à faire respecter une neutralité perpétuelle dont le maintien est devenu une maxime du droit et de la morale internationale. Le respect de la neutralité perpétuelle de la Suisse est tellement entré dans la conscience des nations civilisées de l’Europe que sa violation provoquerait inévitablement un ouragan d’indignation.
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