Résumé

Comte de Jarnac Lord Palmerston d’après sa correspondance et le livre de lord Dalling

On se trompe tout autant dans les grandes affaires par une méfiance excessive que par une confiance imprudente, et il est singulier de voir combien peu l’esprit de lord Palmerston, généralement sagace, était à l’abri de cette dangereuse erreur. On croit rêver quand on voit le roi Louis-Philippe et ses principaux ministres de cette époque accusés chaque jour de vouloir, par leur ambition effrénée ou leurs menées souterraines, mettre en péril la paix européenne, qu’ils ont maintenue au prix de tant d’efforts.
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Comte de Jarnac Lord Palmerston d’après sa correspondance et le livre de lord Dalling

L’orgueil, le souci exclusif de ses intérêts, une prépotence excessive à l’égard des puissances faibles et sans défense, une affligeante absence de scrupules et parfois même de loyauté, tels sont les traits généralement reprochés alors à la politique extérieure de la Grande-Bretagne, et lord Palmerston paraissait s’appliquer avec une étrange persistance à les mettre chaque jour en relief. Sa longue expérience l’avait pénétré outre mesure de cette triste conviction, que la force permet tout, et que le succès justifie tout.
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Comte de Jarnac Lord Palmerston d’après sa correspondance et le livre de lord Dalling

Notre génération devait apprendre ce qu’il en coûte de défendre, dans les mauvais jours, une frontière habilement restreinte ; qu’eût-ce été s’il eût fallu protéger la ligne entière qui s’étend de la Suisse à l’Océan ! Telle fut l’œuvre salutaire de notre diplomatie durant les premières années d’un règne que l’on accusait jadis d’un souci trop médiocre pour nos intérêts au dehors. — Hélas ! qui nous rendra la France du roi Louis-Philippe telle qu’il sut si bien la maintenir et la garantir ?
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