Résumé

L. de Lavergne Sir Robert Peel et M. Guizot

Une fois mis au pied du mur par lord Palmerston, notre gouvernement ne pouvait faire que ce qu’il a fait. Tout a contribué à l’y contraindre, le gouvernement espagnol le premier, qui voulait à toute force ce qu’il appelait « un grand mariage, » l’appui de la France ou de l’Angleterre. Nous sommes encore loin du temps où les peuples verront leur intérêt et leur honneur où ils sont véritablement. Un seul moment, la vraie politique a prévalu, quand lord Aberdeen et M. Guizot étaient ministres ensemble ; mais que d’accusations ils ont soulevées l’un et l’autre des deux côtés du détroit !
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L. de Lavergne Sir Robert Peel et M. Guizot

Heureux en effet sir Robert Peel ! heureux tous les hommes publics de cette calme et libre Angleterre ! heureuse surtout la nation elle-même qui sait conserver et honorer jusqu’au bout ses serviteurs éprouvés !
Voyez comment se forme un premier ministre dans ce pays-là. Un manufacturier du comté de Lancastre fait une fortune de soixante millions ; il a un fils qui annonce d’heureuses dispositions, il se promet de bonne heure d’en faire un homme d’état. Rien n’est épargné pour l’éducation du futur ministre, soit au collège, soit à l’université, soit dans le monde.
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L. de Lavergne Sir Robert Peel et M. Guizot

Il faut être doué d’un grand calme d’esprit et d’une grande force de conviction pour exprimer, comme le fait M. Guizot, dans l’état actuel de l’Europe, sa confiance dans l’avenir de la démocratie universelle. Il est vrai qu’il ne l’exprime pas sans réserve. La démocratie ne peut, dit-il, aspirer définitivement à la domination qu’à la condition de porter aux traditions du passé plus de respect, de donner aux impressions du présent moins d’empire, et de tenir plus de compte des besoins et des chances de l’avenir.
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