Résumé

Prince de Metternich La coalition européenne en 1813 et 1814…

La paix et la guerre, répondis-je, sont entre les mains de votre majesté. L’empereur mon maître a à remplir des devoirs devant lesquels s’effacent toutes les autres considérations. Le sort de l’Europe, son avenir et le vôtre, tout cela dépend de vous seul. Entre les aspirations de l’Europe et vos désirs, il y a un abîme. Le monde à besoin de la paix. Pour assurer cette paix, il faut que vous rentriez dans les limites qui sont compatibles avec le repos commun, ou que vous succombiez dans la lutte. Aujourd’hui, vous pouvez encore conclure la paix
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Prince de Metternich La coalition européenne en 1813 et 1814…

Votre majesté est convaincue qu’elle est absolument nécessaire à la nation ; mais n’avez-vous pas besoin de la nation à votre tour ? Et quand cette armée d’adolescens que vous appelez sous les armes, aura disparu, que ferez-vous ? »
À ces mots, Napoléon se laissa emporter par la colère ; il pâlit et ses traits se contractèrent. « Vous n’êtes pas soldat, me dit-il rudement, et vous ne savez pas ce qui se passe dans l’âme d’un soldat. J’ai grandi sur les champs de bataille, et un homme comme moi se soucie peu de la vie d’un million d’hommes [3] . »
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Prince de Metternich La coalition européenne en 1813 et 1814…

A leurs yeux, comme aux yeux de l’Europe, son étoile commençait à pâlir.
Un seul homme avait gardé pour l’empereur le dévoûment le plus fanatique et persistait dans l’aveuglement le plus opiniâtre que l’histoire ait peut-être jamais enregistré : c’était M. Maret (duc de Bassano) . Ce ministre s’obstinait à vivre dans un monde idéal qu’il s’était créé, et dont le centre était le génie de Napoléon ; c’est à lui que le monde doit en grande partie son salut. M. de Bassano était alors détesté dans l’armée.
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