M. O. d’Haussonville

Résumé

M. O. d’Haussonville Deux épisodes diplomatiques

Dans la situation où sont les esprits, dans l’état de fièvre où est l’Europe, dans l’anxiété et la lassitude où est la France, la prévoyance doit tout embrasser ; elle n’est que de la sagesse... Est-ce ma faute si je suis le seul qui tient ce langage de dévouement à votre majesté, si ceux qui vous entourent et qui pensent comme moi, craignant de lui déplaire et voulant la ménager, n’osent lui répéter ce qu’il est de mon devoir de lui dire ? Quelle gloire, quel avantage peut-il avoir pour moi à prêcher, à signer même cette paix, si toutefois on parvient même à la faire ?
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M. O. d’Haussonville Deux épisodes diplomatiques

« Après avoir publiquement offert à Napoléon de négocier, refuser maintenant d’envoyer des plénipotentiaires non-seulement à Manheim, mais à Châtillon, lieu indiqué par les alliés, lui semblait placer l’Europe dans un état d’inconséquence vraiment embarrassant... Bien qu’il regardât comme difficile d’avoir avec Napoléon une paix stable, il fallait essayer de traiter avec lui... En fait de dynastie, l’Angleterre n’avait aucun parti pris... Elle s’appliquerait donc de très bonne foi à conclure la paix, mais si Napoléon refusait ce qu’on lui offrait, il faudrait bien en finir avec lui [23] . »
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M. O. d’Haussonville Deux épisodes diplomatiques

N’est-on pas aussi tout près d’être injuste quand on oublie de tenir compte de l’influence des passions régnantes ? Mais quoi d’étonnant si M. de Viel-Castel, qui, pour son compte, ne les a jamais ressenties, répugne à leur faire, chez les autres, la part inévitable ? Sa conscience d’historien ne se lasse pas d’entrevoir un certain idéal de rectitude parfaite qu’en toutes choses il est noble de poursuivre, mais qu’en politique il n’est guère donné d’atteindre.
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