Résumé

Les napoléonides, ou les forfanteries politiques et militaires de Buonaparte… (1814)

Cette seconde guerre, que l'Angleterre a continuée sans relâche pendant dix ans, et toujours avec succès, a seule préparé la chute de Napoléon, que les deux tiers de l'Europe, dans l'asservissement le plus honteux, n'avaient cessé de redouter et d'admirer.
C'est l'Angleterre qui foudroya son escadre près d'Aboukir et de Trafalgar, qui arrêta ses conquêtes en Egypte, en Sicile, en Portugal et en Espagne; c'est elle qui a replacé Ferdinand VII sur le trône, et qui, de concert avec la Russie, a rendu à la France ses souverains légitimes.
Source : Gallica

Les napoléonides, ou les forfanteries politiques et militaires de Buonaparte… (1814)

Rien n'était à couvert de son ambition; le moindre obstacle qu'on opposait à ses rapines, était pour lui un motif de haine et de vengeance.
Par des discours du style le plus barbare, il cherchait à préparer les esprits à ses nouvelles agressions; il calomnie avec audace les souverains qu'il veut attaquer; il suppose des faits controuvés et des torts imaginaires dont la France doit se venger : il finit par demander des hommes et de l'argent; et le sénat accorde tout, sans aucune observation sur la misère publique.
Source : Gallica

Les napoléonides, ou les forfanteries politiques et militaires de Buonaparte… (1814)

L'Angleterre, voyant qu'elle n'avait pu lui conserver la Belgique, et qu'elle perdait l'espoir dont elle s'était flattée, pour les intérêts de son commerce, d'en fréquenter les ports, n'ayant d'ailleurs plus aucune inquiétude sur ses possessions dans l'Inde et sur son commerce du Levant, après la nullité de l'expédition d'Egypte, fit sa paix en 1802, et cette paix singulière fut toute à l'avantage de la France : elle reconnut toutes ses conquêtes en Europe, et rendit toutes celles qu'elle avait faites dans les autres parties du monde, sans en exiger aucune compensation.
Source : Gallica

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