Résumé

Armand Lefebvre Le Soulèvement de l’Allemagne après la guerre de Russie…

Je vois tant de passions en jeu si la guerre se fait, et tant de puissance réelle et d’avantages certains si l’empereur commande la paix, que quant à moi je n’hésiterais pas. Tout le monde a la fièvre et ne vit que par la fièvre. En la laissant se calmer, tout le monde s’endormira, pansera ses plaies, paiera ou ne paiera pas ses dettes, et la France, forte de sa propre puissance, de celle de l’Italie, d’une partie de l’Allemagne et même de l’Espagne, dont elle terminera les affaires, sera bien plus puissante qu’elle ne l’est aujourd’hui.
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Armand Lefebvre Le Soulèvement de l’Allemagne après la guerre de Russie…

À la rigueur, il restait assez de temps à l’empereur pour tout accepter et en informer immédiatement le duc de Vicence. Le moment est décisif, l’alternative terrible : la puissance, la couronne de Napoléon, le sort de son pays sont suspendus en quelque sorte à la décision qu’il va prendre. Modifier sensiblement l’ultimatum, c’est le rejeter, c’est appeler sur nous toutes les haines de l’Europe ; l’accepter, c’est prendre l’Autriche au mot, déjouer les manœuvres des Russes et des Prussiens, c’est tout sauver peut-être.
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Armand Lefebvre Le Soulèvement de l’Allemagne après la guerre de Russie…

Nous désirons extrêmement que ce ne soit pas contre vous, mais nous avons bien de la peine à l’espérer. Ce qui est impossible, c’est que nous restions neutres : tout serait perdu, considération et sûreté, si nous laissions les alliés continuer seuls la guerre ; sans aucun doute, ils seraient battus, et bientôt après ce serait notre tour, et nous l’aurions bien mérité. Quant à moi personnellement, je me suis placé dans l’impossibilité, sous peine d’être un objet d’horreur et de mépris pour tout mon pays, de signer une paix qui ne serait pas honorable.
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