Lübeck

Définition et enjeux

Portrait de Eugène-Melchior de Vogüé Eugène-Melchior de Vogüé,  Revue des Deux Mondes

“ J’ai pris congé de la Hanse à Lubeck. République glorieuse entre toutes, mère et longtemps directrice d’une ligue fondée par ses marins. Le destin inique n’a pas voulu que l’ancienne reine de la Baltique fût associée de nos jours à la fortune de ses grandes filles ; il ne l’a point placée comme elles sur une mer ouverte au trafic d’un monde agrandi. Lubeck n’est plus qu’une de ces maisons de commerce stagnantes, qui continuent honorablement des opérations limitées. Sa petite rivière, la Trave, porte des voiliers et quelques vapeurs de faible tonnage à une mer relativement stérile. ”
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Georges Servières,  Cités d'Allemagne (1902)

“ Quand on sort du brouhaha de Hambourg, la ville affairée, tumultueuse de charrois, vibrante de timbres de tramways et de sifflets de bateaux à vapeur, lorsqu'on a tourné le dos à ce port gigantesque de l'Elbe qui cause un indicible effarement à qui en découvre de loin, même sans le parcourir, l'immensité, peuplée de steamers et de grands voiliers, c'est une sensation de repos, que de débarquer dans la calme, antique et discrète cité de Lübeck. ”
Source : Gallica

Jurien de La Gravière,  Les Marins du xvie siècle. — I.…

“ Une prospérité si soudaine ne pouvait manquer d’exciter l’envie. Fière de ses richesses et de la protection impériale, Lubeck résolut d’opposer la force aux prétentions des Danois et des Norvégiens. Deux autres villes, séparées de Lubeck par toute la presqu’île du Jutland, partageaient les profits de la florissante cité. Les navires de Brème, les vaisseaux de Hambourg apportaient dans la Trave les marchandises qui, de tous les points de l’Allemagne et de l’Italie, se rassemblaient à Bruges. ”
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