Eugène-Melchior de Vogüé,
Revue des Deux Mondes
“ La bande pourpre de l’aurore s’étend sur les nuages illuminés. Au loin brillent les vallées, les collines, les moissons, les crêtes des bois et les vagues du fleuve ; le bruit joyeux du matin s’élève, l’homme se réveille. — Maria respire doucement, encore enveloppée de sommeil ; elle entend au travers d’un vague rêve que quelqu’un s’approche et touche ses pieds. Elle s’éveille, mais aussitôt sa paupière se referme dans un sourire, sous l’éclat du rayon matinal. Maria tend les bras, et, d’une voix tendre, assoupie, elle murmure : « Est-ce toi, Mazeppa ? » ”

