Eugène-Melchior de Vogüé,
Le roman russe
“ C’est le journal de l’éveil d’une intelligence à la vie ; il nous livre tout le secret de la formation morale de Tolstoï. L’auteur essaye sur sa propre conscience cette analyse pénétrante, inexorable, qu’il promènera plus tard dans la société ; il se fait la main sur lui-même avant de la porter sur les autres. Curieux livre, long, insignifiant parfois ; Dickens est rapide à côté de l’écrivain russe; en nous racontant le plus ordinaire des voyages de la campagne à Moscou, Tolstoï compte les tours de roue, ne nous fait pas grâce d’un passant, d’un poteau kilométrique. ”
