Charles Dickens

Définition et enjeux

Léon Boucher,  Charles Dickens et son dernier biographe

“ Nicholas Nickleby, qui marque dans la manière de Dickens un sensible progrès, indique que l’horizon de l’écrivain s’est agrandi. Ce ne sont plus seulement des scènes détachées comme dans Pickwick, ou des peintures du monde des voleurs comme dans Oliver Twist; c’est avec la même verve, avec le même bonheur d’observation, un plus grand emploi de la gaîté, de l’imagination et de l’art d’écrire. Ce n’est plus seulement pour amuser que Dickens prend la plume, c’est pour attaquer des abus ou pour défendre une cause. Le romancier, devenu moraliste, se fait une arme du roman. ”
Source : Wikisource

Portrait de F. Brunetière F. Brunetière,  Revue littéraire - A propos de Charles Dickens

“ Dickens l’est toujours demeuré. Dans une société très aristocratique, ni ses succès n’ont adouci l’amertume des souvenirs qu’il a toujours gardés de sa misérable enfance, ni son talent ou son génie, si l’on préfère ce mot, n’ont jamais triomphé d’une ; certaine vulgarité de son éducation première. Il aimait du mélodrame les émotions fortes, comme il aimait du roman d’aventures jusqu’aux invraisemblances. Faut-il être Anglais pour cela ? ”
Source : Wikisource

Charles Des Guerrois,  Un peu de médecine à propos de littérature… (1876)

“ Dickens n'est pas de ces écrivains impassibles qui s'asseoient à leur bureau et dressent le procès-verbal de leurs pensées et de leurs sentiments comme on dresse un procès-verbal d'inventaire; Dickens ne ressemble pas à l'heureux Ri-chardson qui disposait à son gré, et sans s'émouvoir outre mesure, de la vie ou de la mort de Clarisse ou de Clémentine. Dickens est le personnage qu'il crée ; il en éprouve toutes les émotions, et par un autre phénomène psychologique non moins étrange, il se dédouble, il voit son personnage comme un être séparé, il pleure sur lui s'il est malheureux. ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature