Oliver Twist

Définition et enjeux

Portrait de Charles Dickens Charles Dickens Oliver Twist (1838)

En reconnaissant où il était, Olivier éprouva une telle crainte, qu’il oublia un instant les tortures que sa blessure lui faisait éprouver, et ne songea qu’à fuir. Fuir ! il pouvait à peine se tenir debout ; et quand même il aurait eu toute l’agilité de la jeunesse, où pouvait-il fuir ? Il poussa la porte du jardin ; elle n’était pas fermée à clef et roula sur ses gonds ; il franchit péniblement la pelouse, gravit les marches du perron, frappa doucement à la porte, et les forces lui manquant tout à fait, il s’affaissa contre un des piliers de la porte d’entrée.
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Portrait de Charles Dickens Charles Dickens Oliver Twist (1838)

Olivier savait parfaitement qu’il était dans sa petite chambre, que ses livres étaient posés devant lui sur la table, et que le vent du soir soufflait doucement au milieu des plantes grimpantes autour de sa fenêtre, et pourtant il était assoupi. Tout à coup la scène change, il croit respirer une atmosphère lourde et viciée ; il se sent avec terreur enfermé de nouveau dans la maison du juif ; il voit l’affreux vieillard accroupi à sa place habituelle, le montrant du doigt, et causant à voix basse avec un autre individu, assis à ses côtés, et qui tourne le dos à l’enfant.
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Portrait de Charles Dickens Charles Dickens Oliver Twist (1881)

« Ne parlez pas, mon enfant, dit-elle avec douceur à Olivier ; il faut rester bien tranquille, la maladie vous reprendrait ; vous avez été bien mal, aussi mal qu'il est possible ; recouchez-vous comme un bon petit garçon. »
En même temps, elle replaça tout doucement la tête d'Olivier sur l'oreiller, lui releva les cheveux qui tombaient sur son front, et le regarda d'un air si bienveillant et si tendre, qu'il ne put s'empêcher de placer sa petite main décharnée sur celle de la vieille dame et de l'attirer autour de son cou.
Source : Gallica

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