Fyodor Dostoïevski

Définition et enjeux

Portrait de Fédor Dostoïevski Fédor Dostoïevski,  Les Frères Karamazov (1923)

“ Longtemps après, Ivan Fiodorovitch se souvint avec répulsion que cette nuit-là il allait doucement, comme s’il craignait d’être aperçu, ouvrir la porte, sortait sur le palier et écoutait son père aller et venir au rez-de-chaussée ; il écoutait longtemps, avec une bizarre curiosité, retenant son souffle et le cœur battant ; lui-même ignorait pourquoi il agissait ainsi. Toute sa vie il traita ce « procédé » d’« indigne », le considérant au fond de son âme comme le plus vil qu’il eût à se reprocher. Il n’éprouvait alors aucune haine pour Fiodor Pavlovitch, mais seulement une curiosité intense ”
Source : Wikisource

Portrait de Fédor Dostoïevski Fédor Dostoïevski,  Les Frères Karamazov (1923)

“ Pourquoi un tel homme existe-t-il ? rugit sourdement Dmitri Fiodorovitch, que la colère égarait et qui leva les épaules au point d’en paraître bossu... Dites-moi, peut-on encore lui permettre de déshonorer la terre ? »
Il eut un regard circulaire et désigna le vieillard de la main. Il parlait sur un ton lent, mesuré.
« L’entendez-vous, moines, l’entendez-vous, le parricide, s’écria Fiodor Pavlovitch en s’en prenant au Père Joseph. Voilà la réponse à votre « c’est honteux ! » Qu’est-ce qui est honteux ?
”
Source : Wikisource

Portrait de André Suarès André Suarès,  Revue des Deux Mondes

“ Ils s'aiment, ces bouffons! ils s'aiment à fond, comme des monstres ou des enfants. Et ils aiment la vie, comme des saints. On peut donc les aimer, jusque dans le mépris qu'ils inspirent. A la vérité, Dostoïevski est un des croyants magnifiques à la beauté de ce monde, qui seraient capables de guérir les esprits fins de tout mépris, si l'on pouvait guérir la petitesse d'être petite, et la morale d'être étroite. Criminels ou ridicules, Dostoïevski est pour ses héros, comme il est pour tout ce qu'il anime. La vie, il n'a pas d'autre parti. ”
Source : Gutenberg

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