Fédor Dostoïevski,
Humiliés et offensés
“ Aliocha ! et à quel propos ? — Je voulais seulement faire remarquer sa délicatesse. Et comme il a fait ton éloge ! Je te l’avais bien dit ! Il est capable de tout comprendre et de tout sentir ! Quant à moi, il m’a un peu traité en petit garçon ; ils me regardent tous comme un enfant. Bah ! je le suis en effet ! — Tu es un enfant ; mais tu as plus de sagacité que nous tous, mon bon, mon cher Aliocha ! — Il a aussi dit que ma bonté de cœur ne peut que me nuire. Comment cela ? Je ne comprends pas. Mais, dis-moi, Natacha, ne ferai-je peut-être pas bien d’aller vite le rejoindre ? ”
