Charles de Saint-Julien, Revue des Deux Mondes
“ On s’épargnerait ces déclamations stériles, si, au lieu de chercher la Russie dans les souvenirs plus ou moins fidèles de quelques voyageurs, on se donnait la peine d’apprendre sa langue, d’interroger la littérature russe elle-même et les études de mœurs où elle se complaît de plus en plus. C’est là en effet que s’offrent à nous, dans toute leur vérité, les côtés saillans du caractère national, ces oppositions de sentimens et d’idées, par exemple, qui, perpétuées en Russie avec les divisions des classes, s’y effacent toujours à un moment donné devant l’énergique ascendant du patriotisme. ”
