Eugène-Melchior de Vogüé,
La Thessalie, notes de voyage
“ On peut croire que je ne m’attarde pas dans l’aimable ville ; la température est si accablante que nous voyageons de nuit, et je n’y perds pas grand’chose. Nue et marécageuse, la partie méridionale de la plaine de Thessalie ne diffère pas de ce que j’ai vu au nord de Larisse. Dernier repas dans une grange, au khân de Géréli ; à l’aube, nous franchissons les collines qui forment le bourrelet sud de ce bassin lacustre : enfin, de leur sommet, je salue le chemin de la fuite, la mer, encadrée dans les montagnes du golfe de Volo, reflétant au-dessous de moi les blanches maisons du petit port. ”
