Maxime Collignon,
Notes d'un voyage en Asie-Mineure
“ C’est bien la vie turque qui commence. A Rhodes, l’Européen n’est qu’à demi dépaysé : les Grecs y sont nombreux ; le mouvement du port, les petites rues étroites et propres du quartier grec rappellent encore les villes maritimes du royaume hellénique. L’étranger y est accueilli, questionné curieusement, et se fait vingt amis au bout d’une heure. A peine a-t-on touché la côte d’Asie que l’indifférence silencieuse des habitans, un air d’abandon et de négligence, apprennent bien vite au voyageur combien la transition est brusque entre l’Orient grec et l’Anatolie. ”
