Edmont Dutemple

Résumé

Edmont Dutemple En Turquie d'Asie (1883)

Mais il y a là un cachet, une originalité propres. Quand on rencontre cette poste turque, qui pendant plus d’un mois traverse sans s’arrêter, jour et nuit, toute la Turquie d’Asie, on se sent bien loin de l’uniformité banale et ennuyeuse des pays d’Europe. Ici tout se meut, tout agit sous sa propre responsabilité ; la vie de chacun étant, à chaque instant, en jeu, sa valeur est décuplée ; l’homme ressort sous son véritable aspect avec toutes les forces et toutes les ressources que la nature met si généreusement à sa disposition et que l’excès de civilisation tend continuellement à amoindrir.
Source : Gutenberg

Edmont Dutemple En Turquie d'Asie (1883)

Voilà bien la Turquie, me dit-il en me voyant : on entreprend tout, on n’achève rien.
Il entre. On apporte les narghilés, le raki, et nous causons.
Sir Edwin est consul of her Britannic Majesty’s. Jeune encore, de haute taille, bien découplé, il unit tout ensemble la mâle robustesse à la douceur féminine. On dirait une jeune fille capable, dans une puissante étreinte, d’étouffer un ours. Aimable causeur, spirituel, d’une distinction rare en Asie, sir Edwin est un fort agréable compagnon, et, j’ajoute tout de suite, un cœur droit et franc.
Source : Gutenberg

Edmont Dutemple En Turquie d'Asie (1883)

Quand, arrivant par la route de Moudania, on entre dans la vaste plaine de Brousse, on aperçoit de très loin les blanches mosquées aux minarets élancés qui, au milieu d’un fouillis de masures en bois, s’étagent sur les contre-forts du massif de l’Olympe. L’œil ne saisit d’abord que ces taches blanches qui se profilent au pied de ces hautes et sévères montagnes.
Source : Gutenberg

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