Résumé

George Perrot Souvenirs d’un Voyage en Asie-Mineure

C’est ainsi que la manie de la propriété, succédant aux désirs et aux passions de la jeunesse, remplace l’ambition dans ces existences vulgaires. Quel désœuvrement dans la vie de ces riches Turcs ! quel vide ! Ils ne savent rien et ne s’intéressent à rien ; ils ne regardent pas au-delà de l’horizon borné de leur petite ville. Sans la pipe et sans l’eau-de-vie, le temps leur paraîtrait d’une longueur insupportable. Rien chez nous ne peut donner l’idée de cette profonde torpeur d’esprit, de cette complète absence de toute curiosité.
Source : Wikisource

George Perrot Souvenirs d’un Voyage en Asie-Mineure

L’Orient est encore, dans toute la force du terme, la terre des mystères ; c’est là ce qui fait à la fois son infériorité politique et sa haute originalité, son charme étrange et puissant. Tandis qu’en Occident la conquête romaine, l’introduction du christianisme et l’esprit de la renaissance ont tout changé et tout transformé, et que le monde y a fait en quelque sorte peau neuve, les invasions et les conquêtes ont passé sur l’Asie comme glissent les vagues rapides sur la dure et luisante surface d’un rocher battu des flots.
Source : Wikisource

George Perrot Souvenirs d’un Voyage en Asie-Mineure

Nos chevaux ont un pas vif, leste et relevé, véritable allure de voyage, que né connaissent guère les chevaux d’Occident, employés seulement pour la promenade : on ferait ainsi bien du chemin en une journée, si l’on n’avait pas de bagages. J’aime surtout mon étalon noir avec sa longue queue, sa belle crinière tombante, sa tête intelligente, qu’il relève et qu’il agite sans cesse, sa bouche qui ronge le frein. Quand la jument que monte Méhémed s’éloigne et part en avant, il l’appelle avec de petits hennissemens impérieux et colères, il frappe du pied, et je puis à peine le tenir.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature