Résumé

George Perrot Deux Ans d’insurrection dans l’île de Crète

A la fin d’août, M. Ellis évaluait à 13,000 personnes le nombre de celles qui avaient été enlevées de Crète pendant le mois qui venait de s’écouler.
Vers le même moment, Omer-Pacha regagnait La Canée, humilié et furieux. Il ne pouvait plus se dissimuler le grave échec qu’il avait subi. L’insurrection était plus vivace que jamais et occupait l’île tout entière. Quant à lui, par le feu de l’ennemi et par les maladies, il avait perdu plus de la moitié de son effectif. Le pacha d’Égypte, qui n’avait plus rien à attendre du sultan, rappelait ce qui restait encore dans l’île de troupes égyptiennes.
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George Perrot Deux Ans d’insurrection dans l’île de Crète

La confiance était trop grande parmi les Grecs, ils s’étaient trop enivrés de leurs propres espérances, ils avaient été trop encouragés par les fautes de leurs adversaires, pour vouloir rien entendre. Il s’agissait pour eux de montrer les armes à la main que leur vote d’annexion n’était pas une vaine fanfaronnade ; pour les Turcs, il s’agissait de prouver à leurs sujets et à l’Europe, par la manière dont ils combattraient l’insurrection, qu’ils possédaient encore le seul droit en vertu duquel ils pussent prétendre à détenir la Crète, le droit de la force.
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George Perrot Deux Ans d’insurrection dans l’île de Crète

Il y a là, au cœur des montagnes, au-dessus d’étroites et profondes vallées, des villages qui fournirent à l’insurrection ses plus hardis capitaines et ses plus adroits tireurs. Ce sont Lakkos, Meskla, Zourva, Drakona, fortes positions qui ont cet avantage que leurs défenseurs, quand ils se sentent trop vivement pressés, peuvent se replier sur le petit plateau à peu près inaccessible que l’on appelle l’Omalo. De l’Omalo, on peut gagner, par des sentiers plus faits pour la chèvre sauvage que pour le pied humain, soit Sfakia, soit Sélino.
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