Résumé

Albert Dumont Souvenirs de la Roumélie

Pour juger les Turcs, il faut les voir en province, loger sous leurs toits, vivre de leur vie ; il faut être, autant qu’il est possible, un inconnu au milieu d’eux. Alors que d’agréables surprises, et que la vérité se montre aisément ! On ne saurait non plus connaître les Grecs, les Bulgares, les Arméniens, si on se borne à voir la société chrétienne de Constantinople. Dans la capitale, elle se compose, elle s’arrange pour faire illusion à l’étranger.
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Albert Dumont Souvenirs de la Roumélie

La poésie serbe a souvent toute l’élégance, tout l’éclat de la race même qui l’a créée. Elle chante les batailles des héros de l’indépendance, les grands coups d’épée et les mêlées sanglantes ; elle dit la beauté des femmes blondes ; elle célèbre les puissances mystérieuses de la nature et tout le panthéon païen, que la foi nouvelle n’a pu chasser de la mémoire des Slaves ; ni l’ampleur, ni la délicatesse, ni l’harmonie ne lui manquent ; elle respire la force et l’espérance.
Il ne faut rien chercher de pareil dans les chants que répètent les pauvres paysans bulgares.
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Albert Dumont Souvenirs de la Roumélie

De Rodosto à Panidon, la route est d’une heure le long de la plage ; c’est un plaisir de la faire à pied. La campagne, plate et dénudée, offre peu d’intérêt ; mais la mer de Marmara est admirable. L’île de Proconèse au premier plan, les côtes de la Bithynie à l’horizon, sont baignées dans une vapeur étincelante de ce gris lumineux propre à l’Orient ; la mer immobile et chaude est du plus beau bleu, couverte au loin seulement de teintes plus pâles. Le village de Panidon est grec, le maître d’école et les notables me reçoivent
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